L’usine Hyundai Motor Turquie (HMTR) d’Izmit franchit un cap historique en accueillant la fabrication de la toute nouvelle Ioniq 3, modèle désormais 100% électrique. Une première pour un constructeur étranger dans ce pays fortement industrialisé et où l’usine de Hyundai a été soutenue par un investissement massif de 250 millions d’euros ! Ce démarrage marque un tournant stratégique pour l’électrique Turquie, ainsi qu’en Europe. D’où la présence de plusieurs officiels politiques et économiques, lors de la cérémonie du coup d’envoi de la production. Parmi eux, citons Fatih Kacir, ministre turc de l’Industrie et des Technologies, Sukjong Boo, ambassadeur de la République de Corée du Sud en Turquie, Xavier Martinet, Président et CEO de Hyundai Motor Europe, ainsi qu’Alex Kim, CEO de Hyundai Motor Turquie. Tout un petit monde qui a eu le privilège d’apposer une inscription sur l’exemplaire numéro 1, en l’occurrence une version N Performance, habillée d’une jolie teinte rouge mate (voir photos).
En fait, Hyundai Motor franchit une étape déterminante dans son offensive d’électrification sur le Vieux Continent, puisqu’en officialisant le démarrage de la production de la toute nouvelle Ioniq 3 sur son site d’Izmit, le géant sud-coréen signe un double événement : il renforce son dispositif industriel européen et fait entrer la Turquie dans l’ère de la mobilité zéro émission. Il s’agit en effet du tout premier véhicule 100% électrique produit par un constructeur étranger sur le sol turc. Pour accueillir ce nouveau SUV qui, de par sa longueur de 4,17 m, se positionne entre les segments B et C, la filiale turque de Hyundai Motor a engagé un vaste et coûteux chantier de transformation au cours des deux dernières années.
En effet, plus de 250 millions d’euros ont été injectés pour moderniser plus de 50% des installations de l’usine. Cette refonte technique dote le site d’une grande flexibilité d’assemblage, lui permettant de jongler entre différentes motorisations électrifiées et de répondre rapidement aux fluctuations de la demande sur les marchés européens. On rappellera au passage, que Hyundai Motor est présent à Izmit depuis 1997 et que son dernier investissement porte à plus de 1,185 milliard d’euros le cumul des capitaux qu’il a engagé dans le pays d’Atatürk depuis près de 30 ans. Par ailleurs, il faut savoir que l’intégration de la nouvelle Ioniq 3 en Turquie n’est qu’une pierre dans tout un édifice, prévoyant un écosystème de batteries et des perspectives hybrides dès 2027.
Plus précisément, Hyundai prépare déjà l’avenir de son site industriel avec l’implantation, en partenariat avec sa filiale Hyundai Mobis, d’une nouvelle unité dédiée à l’assemblage de systèmes de batteries. Cette usine fournira les composants clés des futures motorisations hybrides de la marque. Puis, dès 2027, le site d’Izmit montera encore en puissance en accueillant la production des nouvelles générations des Hyundai Bayon et i20, qui adopteront à leur tour des déclinaisons hybrides. Avec cet écosystème complet, la Turquie s’impose désormais comme un pilier central du dispositif de production électrifié de Hyundai pour l’ensemble du marché européen.
«Le début de la production de Ioniq 3 marque une étape importante pour notre usine à Izmit et pour Hyundai en Europe. La production de notre premier véhicule électrique en Turquie renforce nos capacités de fabrication, augmente notre flexibilité pour répondre aux besoins changeants de nos clients et soutient notre ambition d’étendre la mobilité électrifiée accessible à travers l’Europe».