Un peu plus de sept ans après son lancement, le SUV DS 7 va passer le flambeau à son successeur, rebaptisé N°7. Plus qu’un changement de nom et de style, ce nouveau SUV opère un virage radical vers le luxe, le raffinement et l’électrification. Découverte…



C’est l’histoire d’un best-seller qui se renouvèle pour prolonger son succès et par-delà même, assurer la pérennité de toute une marque. Né en 2017 sous le nom de DS 7 Crossback, puis affranchi de ce dernier suffixe au lendemain de son restylage en 2022, le SUV DS7 aura réussi sa mission : incarner le grand luxe à la française et booster les ventes de la marque. Un pari tenu, puisque celui qui a servi de véhicule présidentiel lors de l’investiture d’Emmanuel Macron est surtout parvenu à générer jusqu’à 50% des ventes totales de DS ! C’est dire combien son renouvellement est crucial pour le plus chic des labels automobile français.
Ainsi est né le DS N°7, nouvelle incarnation du SUV haut de gamme «made in France». Esthétiquement, la refonte est totale et le résultat est beau, mais presque sans surprise. Et pour cause, ce N°7 reprend à la lettre les nouveaux gimmicks et codes stylistiques de la marque, tels qu’ils ont été inaugurés par la N°8, berline routière et statutaire de DS. On retrouve donc une ceinture de caisse légèrement arquée, des arrêtes saillantes et une signature lumineuse anguleuse et pointue. Ce sont des «DS Light Blade» qui, à l’avant, entourent une calandre pouvant être éclairée. Ce sera d’ailleurs une option, tout comme le fait de pouvoir choisir une teinte bicolore étendue du pavillon, jusqu’au capot.
Autre particularité de cette carrosserie, les poignées de portes arrière, nichées de façon originale sur les montants de custodes, elles-mêmes originales d’aspect. Le travail des designers dirigés par le talentueux Thierry Metroz (patron du design DS) n’est pas là que pour faire joli : il vise aussi l’efficience aérodynamique qui se vérifie d’ailleurs par un Cx 0,26, soit une bonne valeur pour un véhicule hauts sur pattes. Et en parlant de gabarit, on retiendra que ce nouveau-venu conserve globalement les dimensions de son prédécesseur, avec une longueur totale à 4,66 m (+6,5 cm), pour une largeur mesurée à 1,90 (+0,5 cm) et une hauteur maintenue à 1,63 m. Malgré cela, les dimensions intérieures s’améliorent légèrement, à l’image du coffre qui atteint 560 litres (+5 l).
Architecture toujours, «les portes arrière sont allongées pour augmenter de 30% la surface des vitres latérales et le toit panoramique optionnel est agrandi de 40%», argumente DS pour dire que les occupants «profitent d’une excellente visibilité vers l’extérieur grâce aux grandes surfaces vitrées». L’aménagement intérieur est digne d’un véhicule premium et même très haut de gamme, tant il est question de matériaux souples, d’aluminium brossé et de bois véritable travaillés à la main. Le tout, rehaussés par des surpiqûres contrastées, des motifs embossés et les marqueurs identitaires de DS à savoir, le guillochage Clous de Paris, la broderie Point Perle et la confection bracelet de montre des sièges en cuir Nappa.
Le poste de conduite, lui, a été repris dans sa quasi-intégralité à la DS N°8. On retrouve donc le nouveau volant en X, un combiné d’instruments numérique de 10 pouces et un écran central tactile de 16 pouces… intégrés avec élégance dans la planche de bord. Il en va de même pour l’éclairage d’ambiance qui a également «fait l’objet d’un soin particulier pour créer des atmosphères douces et différentes selon les couleurs au choix», indique DS dans un communiqué. Quant à l’équipement, il est tellement abondant qu’on ne saurait l’évoquer en quelques lignes, mais plutôt sur tout un paragraphe : le suivant.
Commençons d’abord par ce qui va déjà un peu plus loin que l’ordinaire, comme l’installation audio signée Focal et comptant un amplificateur de 690 W et 14 haut-parleurs, dont deux nichés au pavillon. DS promet une expérience sonore immersive et un confort acoustique de haut vol grâce à l’utilisation d’un vitrage feuilleté et multicouche. Confort toujours, les sièges avant bénéficient de mousses à haute densité, de dossiers ajustables, des fonctions de chauffage, de ventilation et de massage et, fin du fin, d’un chauffage de nuque ! Parmi les autres sophistications proposées de série ou en option, citons le rétroviseur intérieur par caméra, l’affichage tête-haute étendu, le système de vision nocturne (DS Night Vision), le module de conduite semi-autonome de niveau 2 (DS Drive Assist 2.0) ou encore, l’amortissement piloté (DS Active Scan Suspension).
Mécaniquement, le N°7 ne jure que par des motorisations électrifiées. Au catalogue, on trouve d’abord une version 1.2 l MHEV (hybride léger) de 145 ch qui associe un trois-cylindres essence turbo à 1,2 à un système électrique de 21 kW (28 ch) intégré à la boite de vitesse et autorisant une consommation mixte de 5,4 l/100 km. Puis on trouve trois motorisations 100% électriques portant le nom E-Tense et déclinées selon leurs niveaux de puissance : 230 ch pour la version FWD (traction) qui revendique une autonomie de 543 km, 245 ch pour la version FWD Long Range qui atteint jusqu’à 740 km d’autonomie et 350 ch pour la version AWD Long Range, qui peut parcourir jusqu’à 679 km. En France, DS a ouvert les commandes pour le ticket d’entrée du N°7, annoncé à 64.200 euros. Pour connaître le reste de ses prix, il faudra encore attendre quelques mois, le lancement effectif du DS N°7 n’étant prévu que pour le dernier trimestre 2026, soit quelques semaines après son premier bain de foule qui aura lieu en octobre à l’occasion du Mondial de l’Automobile, l’incontournable Salon parisien.





